Artiste
en résidence

Clément
LAIGLE

ARTISTE PEINTRE

PARCOURS

Clément LAIGLE, artiste résidant en France, a suivi sa formation à l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire, à l’École des beaux-arts de Valenciennes, ainsi qu’à la HEAD à Genève.

Ses œuvres ont été exposées dans de nombreux lieux en France, tels que le Salon de Montrouge, la galerie Florence Loewy à Paris, La Tôlerie à Clermont-Ferrand, le Centre d’art de la Villa du Parc à Annemasse ou encore le Centre d’art contemporain de la chapelle Jeanne d’Arc à Thouars. À l’international, ses expositions incluent le Centre d’art contemporain de Genève, Art en l’Île à Genève, Circa à Montréal, Bolzano, Maintenant à Marfa et la Russian Club Gallery à Londres.

Après une production essentiellement en trois dimensions avec des préoccupation liée à l’architecture, Clément LAIGLE se consacre depuis sept ans exclusivement au dessin et à la peinture, explorant notre relation à l’espace et au paysage.

L’ENGAGEMENT

Mon rapport au paysage est contraint. Il y a une demi-douzaine d’année, pour des raisons économiques, je suis parti gentrifier la campagne. Je ne travaille pas ou j’habite, les distances sont conséquentes. J’arpente ma géographie en voiture, deux à trois trajets quotidiens. Cette campagne est irriguée, plantée, électrifiée, entretenue, par des exploitant agricoles, elle est également habitée et quadrillé par des routes, chemins et rivières.

Depuis que je ne suis plus citadin, j’ai arrêté la sculpture. Le bitume, le béton, le verre, l’acier ne sont plus présent dans mon quotidien. Les lumières artificielles, les klaxons, sirènes et autres sons urbains non plus. Depuis mes fenêtres (j’en ai dans ma maison, d’autres à l’atelier et quelques unes dans ma voiture) je vois le ciel et en bas des collines et des champs, des zones commerciales et des lotissements de plein-pieds. L’architecture n’a ici aucune qualité l’on pourrait dire qu’elle est absente. Je passe des ponts, traverse de ruisseaux, accélère sur les quatre voies (il faut bien dépasser les tracteurs), tourne sur les ronds-points. Ma voiture est un tas de boue. Je vois défiler les saisons ou ce qu’il en reste, à l’aube et au crépuscule, quand le soleil est au zénith, ici le paysage est une bande en bas du ciel. Ce paysage est économique et politique. Même si j’ai toujours produis des œuvres en deux dimensions, c’est un fait : depuis que je ne suis plus citadin, je suis peintre.

Depuis je m’attelle à représenter le paysage en dessin, en peinture. Mes dessins, souvent réalisés d’après mes impressions et sensations du moment nourrissent mes peintures et en retour mes peintures provoquent de nouveau désirs. Je ne suis pas coupé du monde, il y a la radio, les podcasts, parfois encore les journaux (je ne fais que regarder de loin les réseaux, sans y prendre part vraiment). Ce monde m’influe et me touche, percute ma vie et ma sensibilité, au même titre que mon environnement.

Je suis sensible aux tragédies contemporaines, quelle qu’elles soient, naturelles ou économiques, politiques ou culturelles. Dans mes peintures ma perception du paysage vient percuter ma perception du monde. Ou l’inverse, je ne sais pas très bien. Je peins ce que je suis, là où je suis; je suis casanier et ne voyage pas par plaisir, j’aime pourtant déambuler. Quand je me déplace c’est par nécessité ou dans un but établi.

LE PROJET ARTISTIQUE

Le contexte de recherche est à la fois très proche et très éloigné de ce qui fait mon quotidien. Proche car il s’agit de travailler dans un atelier situé dans une ancienne usine et très éloigné car mon atelier (ancienne usine de chaussure) est isolé dans un petit village du centre des Mauges. Je suis très intéressé par revenir travailler durant une période dans une ville (en train de surcroit), voir ce que la vie citadine fera sur mon travail, comme la campagne à pu faire dessus il y a sept ans.

Si la solitude est une compagne chère, les rencontres et échanges avec mes contemporains m’ont toujours apporté un grand plaisir une une immense satisfaction lorsque j’ai l’occasion de vivre pour quelques temps en dehors de mes habitudes, ce sont pour moi une véritable plus-value, une grande richesse.

Retour d’expérience de cette résidence
avec l’artiste Clément LAIGLE. Interview :

Dans quel état d’esprit avez-vous entamé cette résidence ?

Je n’arrivais pas dans une logique d’exploration ouverte. Le cadre était déjà posé. Cette résidence au Lieu Unique prolongeait un travail engagé à Marfa, et répondait à une échéance précise : produire une série de peintures pour une exposition dans la galerie de l’école des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire dans le cadre du Voyage à Nantes 2025.
Ce n’était donc pas un moment de recherche au sens strict, mais un temps de mise en forme, avec aussi l’enjeu de rendre le travail visible à des interlocuteurs professionnels.

La résidence proposée par Le FAN est plutôt orienté vers la recherche, mais vous avez transformé ce temps en production ?

Oui, parce que la recherche ne dépend pas directement des moyens. Elle peut se faire sans structure dédiée.
En revanche, dès lors qu’un atelier, un contexte et des ressources sont mis à disposition, il devient plus pertinent de produire.
Il y a aussi une forme de lucidité là-dedans : la résidence crée des conditions, et il s’agit de les utiliser de manière concrète plutôt que de reconduire une posture de recherche qui, dans mon cas, est permanente.

Dans votre parcours d'artiste, vous avez connu d'autres résidences?

Oui, mais dans des contextes très différents. Les premières étaient portées par des artistes, avec des économies précaires et des logiques d’auto-organisation.
Les résidences institutionnelles comme Marfa ou le FAN introduisent autre chose : une structuration, des attentes implicites, une inscription dans des réseaux.
Ce n’est pas anodin. Cela modifie les conditions de production et, dans une certaine mesure, la manière dont le travail circule et se construit.

Lors de votre résidence du Fan, avez-vous produit des choses inédites, des choses qui vous ont surpris?

Je pense que de manière ontologique la peinture ne peut pas être un projet, sauf peut-être pour les faussaires. Ce que je veux dire c’est qu’elle fini toujours par dépasser, aussi bien d’un point de vue formel que conceptuel, les intentions qui l’ont vu naître. Cela évolue constamment. A la différence de l’architecture où il y a un résultat visé, attendu, la peinture tiens plus de l’aventure et personne ne vous attends. On peut ne pas savoir, on peut également se projeter sur le résultat final, bien qu’on soit sûr qu’il sera autre. Il y a des choses qui arrivent.
Ce n’est pas spécifique à cette résidence : c’est la condition même de mon travail, qui repose sur une part irréductible d’expérimentation.

Qu’avez vous avez le plus apprécié durant la résidence du fan ?

Les conditions relationnelles. Une forme de disponibilité réelle, sans injonction excessive.
L’atelier du Silo au Lieu Unique, ou l’on est très bien accueillis au par l’équipe qui est très professionnelle et très sympathique. C’est vraiment très agréable.
La mise en réseau est aussi un élément central qui fait partie intégrante de ce type de dispositif, et il faut le reconnaître comme tel.
Enfin, la localisation joue un rôle concret : travailler en centre-ville modifie l’accessibilité du travail et sa visibilité, ce qui n’est pas neutre.

L’atelier de résidence était-il adapté à votre travail ?

Fonctionnel, oui, notamment pour les formats.
Mais comme souvent, les ateliers ne sont pas pensés spécifiquement pour la peinture à l’huile : ventilation limitée, poussière.
Ce sont des contraintes réelles, mais secondaires au regard de l’usage stratégique du lieu, notamment pour les rencontres.

Avez-vous toujours travaillé la peinture à l'huile ?

Je l’utilise parce qu’elle introduit une temporalité spécifique. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle permet d’aller vite sur des formats importants, précisément parce qu’elle ne fige pas immédiatement.
Elle autorise les reprises, les superpositions, les déplacements.
Il y a aussi un aspect plus pragmatique : c’est un médium dont la durabilité est éprouvée. Ce n’est pas un détail.

Votre travail relève-t-il de l’abstraction ?

Ni l’un ni l’autre (sic).
mon travail est à propos de l’espace, dans son acceptation la plus large. Physique, conceptuelle, sensible, sociale, économique, politique …Non pas un motif, mais une condition.

Je ne figure pas plus que je n’abstrait. Je dispose. Je suis plutôt dans l’idée de construire un objet qui nous permette d’appréhender une situation qui ne soit pas autoritaire.

Peut-on reconnaitre l’artiste Clément LAIGLE dans tout ce vous peignez ?

La question de la reconnaissance suppose qu’un travail doive être identifiable comme une signature, presque comme une marque. Ce n’est pas ce que je cherche.

D’une peinture à l’autre, il existe des constantes: une manière d’aborder le paysage, des tensions entre naturel et artificiel, une certaine instabilité des formes. Elles ne servent cependant pas à produire un style fixe. Au contraire, chaque image déplace ces éléments. La cohérence ne se situe pas au niveau de l’apparence, mais des questions posées. Si reconnaissance il y a, elle se construit dans la durée, pas dans l’évidence.

Quels sont vos projets a venir?

Une exposition collective aux États-Unis au printemps, puis une résidence suivie d’une exposition personnelle en Chine cet été.
À l’atelier, plusieurs séries sont en cours, sans garantie qu’elles aboutissent toutes. C’est aussi ça l’économie du travail : produire plus que ce qui sera montré.

Le F.A.N

Fonds dédié aux Artistes en résidence à Nantes.

Le FAN a pour ambition de soutenir la création artistique, dans les arts visuels suivants : peinture, sculpture, dessin et vidéo.

Le FAN prend en résidence Clément LAIGLE pour l’année 2025.

Vous souhaitez devenir Mécène ?

L’offre mécénat vous intègre dans un club privé de 15 mécènes

L’offre mécénat :

  • a) Le FAN vous invite à des rencontres durant l’année pour échanger avec les artistes en résidence.
  • b) Le FAN vous fait accéder à un week-end annuel découverte d’une ville européenne ou internationale dans sa dimension artistique.
  • c) Invitation au vernissage de l’exposition du travail créatif de l’artiste à la fin de sa résidence.

Et seulement pour le mécénat entreprise

  • d) A la demande du mécène, son entreprise peut faire mentionner son logo sur l’ensemble des supports de communication du FAN. Le FAN autorise le mécène à utiliser l’image du FAN sur les supports de communication de l’entreprise (seulement pour le mécénat pack 25).
  • e) Le mécène et le FAN organisent une rencontre de la résidence d’artiste avec les partenaires ou les équipes de l’entreprise mécène.


    Quels sont les avantages fiscaux du fonds de dotation ?

    • Les avantages fiscaux sont ceux réservés au mécénat pour les entreprises, et pour les particuliers par les articles 200 et 238 bis du code général des impôts.
    • Les entreprises qui consentent des dons au profit d’un fonds de dotation peuvent ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt à hauteur de 60 % du montant des versements, dans la limite de 5 ‰ du chiffre d’affaires. Les particuliers qui consentent des dons au profit d’un fonds de dotation bénéficient d’une réduction d’impôt sur le revenu (IRPP) égale à 66 % du montant des sommes versées, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
    • Enfin, les dons et legs consentis au profit des fonds de dotation sont en principe exonéré de droits de mutation (article 795, 14° du code général des impôts).

    Exemple :
    Mécénat entreprise
    Votre société réalise 2.000.000 d’euros de chiffre d’affaire, vous pouvez verser 10.000 Euros , vous aurez droit à une réduction de votre imposition sur les société de 6.000 Euros

    Mécénat particulier
    Vous êtes un particulier, vous payez 20.000 euros d’impôt sur le revenu, vous pouvez verser 10.000 euros de mécénat. Votre impôt sur le revenu passera de 20.000 euros, à 13.400 Euros, soit une baisse d’imposition de 30%